"Les barrages de la mĂšre dans la plaine, câĂ©tait le grand malheur et la grande rigolade Ă la fois, ça dĂ©pendait des jours. CâĂ©tait la grande rigolade du grand malheur. CâĂ©tait terrible et câĂ©tait marrant. Ăa dĂ©pendait de quel cĂŽtĂ© on se plaçait, du cĂŽtĂ© de la mer qui les avait fichus en lâair, ces barrages, dâun seul coup dâun seul, du cĂŽtĂ© des crabes qui en avaient fait des passoires, ou au contraire, du cĂŽtĂ© de ceux qui avaient mis six mois Ă les construire dans lâoubli total des mĂ©faits pourtant certains de la mer et des crabes. Ce qui Ă©tait Ă©tonnant câĂ©tait quâils avaient Ă©tĂ© deux cents Ă oublier ça en se mettant au travail." Rebecca Marder prĂȘte sa voix et son Ă©nergie unique Ă ce roman incontournable de Marguerite Duras. © Ăditions Gallimard, 1958 Couverture : dâaprĂšs photo © Roger-Viollet
"Les barrages de la mĂšre dans la plaine, câĂ©tait le grand malheur et la grande rigolade Ă la fois, ça dĂ©pendait des jours. CâĂ©tait la grande rigolade du grand malheur. CâĂ©tait terrible et câĂ©tait marrant. Ăa dĂ©pendait de quel cĂŽtĂ© on se plaçait, du cĂŽtĂ© de la mer qui les avait fichus en lâair, ces barrages, dâun seul coup dâun seul, du cĂŽtĂ© des crabes qui en avaient fait des passoires, ou au contraire, du cĂŽtĂ© de ceux qui avaient mis six mois Ă les construire dans lâoubli total des mĂ©faits pourtant certains de la mer et des crabes. Ce qui Ă©tait Ă©tonnant câĂ©tait quâils avaient Ă©tĂ© deux cents Ă oublier ça en se mettant au travail." Rebecca Marder prĂȘte sa voix et son Ă©nergie unique Ă ce roman incontournable de Marguerite Duras. © Ăditions Gallimard, 1958 Couverture : dâaprĂšs photo © Roger-Viollet